Ici, sur ce bout de rocher au large du Lavandou, un petit village résiste encore et toujours à l’invasion du tourisme de masse.

Sur l’île du Levant, tout le monde se connaît. Il y a ceux qui viennent depuis 20 ans et ceux qui sont de passage comme nous. Mais tous participent à la convivialité et à l’accueil qui font l’esprit du Levant.

Vers 17 heures, quand le soleil devient tolérable, on se retrouve sur l’unique plage de sable. Dès notre premier jour, on s’est fait enrôler pour une traditionnelle partie de volley sur la plage. L’occasion de sympathiser avec des Levantins. Puis de partager une bouteille de Muscat sur la plage au coucher du soleil. Et de les retrouver plus tard sur la place du village. Ça y est, on est adoptés.

Dans les années 30, les frères Durville ont acheté ce petit bout de l’île pour y installer un projet utopique naturiste. Le naturisme selon les frères Durville est une proximité à la nature, un retour à la simplicité rustique « pour se reposer de la civilisation artificielle des villes ».

Cela implique de porter « le minimum », ce qui, selon les circonstances, peut être un gros pull comme un tout petit bout de tissu, voire moins. Dans la pratique, aujourd’hui, le minimum est un paréo noué à la taille… qui sert aussi pour s’allonger sur la plage.

Tout le village est un grosse copropriété qui a fait le choix de limiter les constructions et de conserver l’esprit des fondateurs. Il n’y a qu’une seule route et seulement cinq véhicules autorisés. Il n’y a pas d’éclairage public pour que l’on puisse voir les étoiles la nuit.

Nous n’avons passé que trois jours sur l’île que, déjà, on fait la bise au buraliste, on discute avec la boulangère lorsqu’elle passe à la crêperie (il y aura de la tropezienne demain) et on salue la moitié de la plage en arrivant. Et à 18h, on joue au volley (pas beaucoup plus mal que les autres, ce qui en dit long sur le niveau).

On prend nos petites habitudes. Il n’y a presque rien à faire et on décompresse complètement. Il y a un côté incroyablement attachant à cette île et à ses habitants. Une douceur de vivre, une bienveillance. On n’a pas envie de partir. Et tous nous l’assure, quand on y a pris goût, on revient.



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