Vous ne le saviez sans doute pas, mais j’ai été élevé par les dauphins ! Pas les dauphins qui nagent dans la Corrèze, mais par ceux qui chantent sur les disques d’Eric Serra. Le Grand Bleu a bercé mon adolescence. J’ai plongé avec Jean-Marc Barr, j’ai retenu mon souffle dans les abysses et j’ai rembobiné la VHS des dizaines de fois.

Et pourtant, jusqu’à aujourd’hui, je n’avais jamais plongé pour de vrai.

Ce matin, un bateau est passé me chercher à 9h30 sur le port du Levant, direction Port-Cros. J’ai enfin pu m’exclamer, tel Jean Reno : « Roberto, mio palmo ». Sauf que le moniteur de plongée s’appelait Pablo et pas Roberto.

Pablo m’a emmené dans l’un des plus beaux sites de plongée au monde, le rocher de la Gabinière. Mondialement connu pour son banc de barracudas et ses mérous (le seul poisson qui se tond).

Après avoir déposé les vrais plongeurs dans l’eau, il m’a tendu les fameuses palmes. Puis la combi, le masque, les poids, la bouteille, et tout le toutim. Il m’a déguisé en plongeur et expliqué plein de trucs. J’ai juste retenu l’essentiel : il allait s’occuper de tout.

A ce stade du récit, il est important de préciser que ma filiation avec les dauphins est toujours restée très théorique. La mer, je la préfère avec du sable blanc et un transat. Et les bouteilles, je préfère les boire que les respirer.

Bref, au moment de basculer dans l’eau, avec une pirouette arrière pour faire passer la bouteille en premier, j’ai un peu paniqué. Un peu.

J’ai repensé à Jacques Mayol dans le Grand Bleu. Il était calme Jacques. Serein. Il maîtrisait sa respiration et faisait baisser son rythme cardiaque. Et ben moi, j’ai fait tout le contraire ! Avec le cœur à 100 à l’heure et le souffle tellement court que je n’arrivais pas à respirer dans la satanée bouteille. Il a fallu 10 bonnes minutes et tout le professionnalisme de Pedro pour me calmer et me permettre de respirer l’air en boîte.

Et enfin, nous avons pu plonger voir les mérous. Là, c’était magique. Pendant que Pedro manipulait les boutons et les manettes pour monter et descendre, j’ai pu observer les poissons, les algues, les touristes palmés… Un monde féérique. D’un calme fou.

Est-ce que ce baptême m’a converti à la plongée ? C’est pas sûr… Mais j’y retourne jeudi pour voir si, sans le stress, j’arrive à entendre chanter les dauphins.

 

 

Update J5 : J’y suis retourné ce matin et ça s’est mieux passé. J’ai vu plein de poissons mais toujours pas de dauphin.



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